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Le marchois, enquête sur un "patois" parlé en Creuse

Le patouais creusoué, si ne lé pas parla, ou va merrir !! Bieau be !!
Per que ne chabe pas de s'en na, bé nous, chabaz d'entra per lou parla.

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mjo
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Le marchois, enquête sur un "patois" parlé en Creuse

Message par mjo » jeudi 10 mars 2011 20:26

Un livre qui attire toute mon attention.

Un site qui en fait de même.


Site internet : [Vous devez être enregistré et connecté pour voir les liens]" onclick="window.open(this.href);return false;



En conséquences, je vous invite à lire très attentivement tout ce qui suit et ensuite à prendre le temps de découvrir le site.

Il ne saurait être question de polémiquer, mais comme pour moi, de vous inviter à parfaire nos connaissances sur l'histoire La Creuse, département qui, sur ce forum, nous tient particulièrement à cœur.




Jean-Michel Monnet-Quelet

Le marchois, enquête sur un "patois" parlé en Creuse


180 pages – 21 x 29,7 cm

Etudes marchoises - Mars 2011



Le marchois, enquête à : La Souterraine, Saint-Priest-la-Feuille, Guéret, Anzème, Saint-Léger-le-Guérétois, Boussac, Montaigut-le-Blanc, Saint Vaury, Crozant, Fresselines, Gartempe, Saint-Sylvain, Bussière-Dunoise, Glénic, Saint-Sulpice-le-Guérétois, La Brionne, Nouzerolles, Malleret-Boussac, etc.



Préambule extrait du livre :

"Ce livre est né d’une interrogation : pourquoi ne m’était-il pas possible de reconnaître dans les ouvrages récents d’auteurs occitans le « patois » que j’avais entendu enfant et que j’avais étudié adolescent ? Et pourquoi affirmaient-ils que la Creuse faisait partie de l’Occitanie alors qu’elle est historiquement et culturellement marchoise ?

De cette interrogation est née une recherche qui n’avait pour but que de confirmer ou d’infirmer mes hypothèses. Au tout début, j’ai découvert le travail de Maurice Roy qui fut instituteur à Fresselines et qui, grâce à son travail sur le « patois » local, me confortait dans mon approche : le marchois parlé dans la moitié nord de la Creuse est certes influencé par des langues d’oc (le haut-marchois du sud de la Creuse et le limousin parlé en Haute Vienne, en Corrèze, etc.) mais il l’est aussi par des langues d’oïl (poitevin, santongeais, tourangeau, etc.) et possède ses propres particularités.

Loin d’être réduit à un péjoratif sous-dialecte d’oc, le marchois, qui est aussi parlé dans le tiers nord de la Haute Vienne, dans une petite partie de l’Allier, du Cher, de l'Indre, de la Vienne et de la Charente, est plutôt une langue intermédiaire comme l’est le francoprovençal (région de Lyon, etc.), une langue mitan-romane pour reprendre un mot utilisé en pays marchois (mitan = milieu). Le terme que nous employons est langue marchoise, « patois » est lui utilisé par les locuteurs eux-mêmes et, pour eux, son sens n'est jamais péjoratif. C’est pour cela qu’il pourra être utilisé dans cet ouvrage mais avec des guillemets.

Voici le résultat de cette recherche. C’est à un voyage à travers le temps et l’espace que je vous invite, celui de l’histoire de la Creuse qui occupe aujourd’hui une grande partie du territoire de la Marche, comté puis province située entre les pays d’oïl au nord et les pays d’oc au sud. Un voyage au pays des mots et des sonorités creusoises, au pays des maçons dont j’ai eu l’honneur de faire modestement partie.



« Les Marchois n’étaient guère compris des vrais Limousins, éloignés de quelques kilomètres à peine, pas plus que des habitants des pays d’oïl, Poitevins ou Berrichons » a écrit en 2000 Alain Corbin, historien spécialiste du XIXe siècle en France, dans Archaïsme et modernité en Limousin au XIXe siècle, 1845-1880, (PULIM, 2000)

Le linguiste pan-occitan Nicolas Quint écrivait dans les Actes du colloque Jeunes chercheurs en domaine occitan (AIEO, 1998) :

« (…) les Marchois ont très nettement conscience d’avoir une identité linguistique propre et différente des Berrichons au Nord et des Limousins méridionaux au Sud. »



Réfuter l’idée d’une langue d’oc en pays marchois implique une remise en question d’ouvrages récents réalisés par des tenants d’une langue, d’une culture occitane en Creuse. Que ces auteurs ne se sentent ni agressés ni attaqués personnellement par cette remise en question : c’est le fondement même d’une démarche scientifique que de reprendre les hypothèses précédentes et de les confronter à la réalité.

Pour ce faire, la rencontre avec des locuteurs était un passage obligé qui fut fort agréable et fort instructif tout comme la consultation de textes anciens originaux n’ayant pas eu à subir une réécriture par le biais de la graphie occitane « alibertine » mise au point aux milieu du XXe siècle dans le Languedoc et servant depuis de norme aux occitanistes qui se sont intéressés à la Creuse.

Afin de rendre ce travail de recherche un peu moins « scientifique », les termes techniques de la Linguistique ont été expliqués et leur usage limité. De plus, de nombreux mots sont étudiés et analysés dans des encarts grisés. Ils attestent des liens de parenté du marchois avec des langues d’oïl et avec le vieux français".



L'auteur

Jean-Michel Monnet-Quelet est enseignant spécialisé auprès d’élèves de collège en difficultés scolaires.

Après avoir arrêté ses études et être devenu manoeuvre en maçonnerie à Saint Vaury, il reprend sa scolarité au Lycée Pierre Bourdan de Guéret et, une fois son BAC littéraire obtenu, il étudie les Lettres Modernes avant d’intégrer l’Ecole normale (il est par ailleurs diplômé en Histoire de l’Art).

Ses origines familiales prennent racine du côté maternel dans le pays de Guéret (canton de Saint Vaury) et du côté paternel en Combraille.

Il a coutume de dire que le peintre Dali s’est lourdement trompé : le centre du monde ne se trouve pas à la gare de Perpignan mais bien dans son village où coule la Gartempe…



Où acheter ce livre ?

A Guéret : Maison de la Presse - 7 Place Bonnyaud - Guéret - 20 €

Par correspondance : écrire à Jean-Michel Monnet-Quelet, 15 rue de la Gartempe 23320 Saint-Sylvain-Montaigut [ 20 € + frais de port au choix : 4,05 € (tarif lettre) ou bien 6,80 € (Colissimo) pour la France métropolitaine.]
Fais de tes rêves une réalité et de ta vie un rêve.

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